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Au détour de ton image

À la cime des pyramides de l’ascension,
Je contemple la balade des cigognes
Dans leur vol plané sur les ailes des doux airs
Et je me dis : mon esprit en est tel, il erre
Aux tourbillons des pensées en dentelles
Plane sans but certain, plane sans aucune fin.
Je dépose mon intime destin au creux de tes mains,
Toi, qui effleures ma joue à la joie de ce matin,
Par tes simples mots de soie et ce vaporeux satin,
Aux mille couleurs illuminant ma pénombre
Dans l’ardeur de l’arc en ciel par dessous les ombres,
Je te promets ma fidélité en amour vermeil
Chaque nuit, au chevet de ton sommeil,
Chaque jour, au seuil de ton réveil.
N’est-il pas beau présent et douce merveille,
Ô Colombe de mes rêves, ô douce musique à mes oreilles ?
Tu me chantes le chant des belles sirènes
Du fin fond des océans à la terre des indigènes !
Tu me combles de louanges dans les rites des aborigènes
En la pureté des divinités si sacrées, si lointaines
Et je vis l’insondable et l’immuable bonheur à la saveur de la verveine
Que seuls quelques êtres en goûtent le miel fieleux de la reine
À la fin de la nuit qui s’évapore et la rosée du jour qui vient,
Je cède alors mon coeur à ton magique parfum
Et le rêve, enfin, m’emmène au ciel serein, au bleu-azur qui est le tien.

Abdelmalek Aghzaf, Fès, le 22/02/2016©®



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