Partagez

(Un vendredi 13 de novembre à Paris, et ailleurs)

Chant I
J’ai perçu l’automne de vos âmes rêvées,
Et là, abandonné, sur le terne gravier,
J’ai foulé vos terres riches de vos idées,
Foulé avec vigueur, vos excessifs étés.

Dans cette jeunesse, qui ne veut pas mourir,
J’ai prié de vous voir m’accorder un sourire,
Et la mort qui s’offrait à vos yeux un voyage,
Par des balles qui frappent ; Est-ce -sur vos rivages,-

Les pleurs veufs de la vie ? Ou les fleurs qui se meurent ?
Ô douleurs, vos poignards ! Ô douleurs -si mystiques !-
De croitre trinité : haine, folie et peur.

Ô temps range mon cœur de souvenirs blessés,
— Cet ami secondé de nos heures tragiques,
Vers les larmes versées inondent nos pensées.

Chant II
De Paris à Mali, et même en Tunisie,
Militant de la paix chante les tragédies,
D’une plume-patrie, contre la tyrannie
De l’obscurantisme (vile noirceur de vies).

J’ai rêvé des peuples qui sans relâche luttent ;
Sommes-nous coupables d’aimer notre prochain ?
Quand d’autres se voilent les yeux dans le seul but
De refuser d’aimer cet escarpé chemin.

Les images restent (ambitieuse folie),
Ô Paris, mon amour, arrête de gémir,
Pansant tes blessures par ta démocratie.

Ce qui ne nous tue pas, nous rend plus résistant !
Depuis, chaque matin, je m’apprends à sourire,
Car je possède en moi votre amour apaisant.

© Patrice Merelle



Veuillez noter :

Envoi...
Total :
5 sur 7 votes