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Quand vient le doute, la plume lâchée, tâches d’encre,
les écrits sans écho noircissent la feuille, futiles,
Angoisse terrible, mon bateau ivre a jeté l’ancre.
Solitude absolue, vide sidéral, que ma passion inutile.

La muse secrète s’est évadée, discrète,
Elle m’abandonne à mon triste sort, sans ressorts,
L’amour, le spleen, l’envie,  plus rien ne secrète.
Trou noir, engouffre l’inspiration, poète mort.

Seul, sur mes pages, ce frêle radeau, je flotte.
La mer déchaînée des doutes secoue mon esquif.
Terreur de la feuille blanche, dans ma tête trotte,
L’espoir d’Être lentement ténu, s’efface furtif.

Mais, un simple smiley sur un poème déposé,
Un logo, petit minois, apparaît rigolo,
Un modeste « je t’aime », un petit mot,
Une petite attention à mon adresse envoyée.

Comme une douce brise par été de canicule,
comme une bière fraîche, un jus suave, délectable,
les yeux fermés, garder cet instant, somnambule,
Mon cœur renaît d’un trépas, suicide détestable.

Toi, l’enchanteur, la charmante, Lecteur, Lectrice,
sauveurs de mon âme triste, réveil de l’artisan poète,
de versets addict, ta lecture bienfaitrice,
tu attires en moi la muse et m’éveilles en fête.

Autrefois, hanté de la peur du ridicule,
Je me suis confiné dans ma douce solitude,
Enfermé dans mon questionnement, faute,
je survie à l’envie et tremble du regard des autres.

Aujourd’hui par Toi, enfin libéré,
je me lance dans le vide, rasséréné.
Le verbe flamboie et la passion me porte,
les textes poussent, la récolte colporte.

Merci à toi, l’inconnue délicieuse,
merci à toi l’anonyme curieux,
Tu me rends vie, existence radieuse,
Vous me portez haut, tous les deux.

Je ne suis qu’un semeur de mots,
Un vagabond, un erre de la poésie, exutoire.
Je ne sais que témoigner, placebo,
auteur d’un soir, scribouillard, dérisoire.

De votre intérêt je suis gourmand,
De votre âme, je suis l’amant,
De votre cœur je suis l’enfant,
Par votre amour, je suis vivant.



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