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II
Songez ! Tous mes amis, au festin des vivants,
Je prendrai cette place au milieu de chacun,
Vous décrire contrées et pays attrayants,
Autrefois visités qui faisaient nos chemins.

Ce pré ! Nous l’aurons tous, l’oiseau aussi l’aura,
Il n’y a ni aigle, ni colombe, jaloux,
Dans les airs si âpres, survoleront nos pas,
Et leurs ombres portées seront toujours en nous.

Par-delà mon errance et même mon ignorance,
Je ne saurais vous dire en ma souffrance, va !
Alors, j’irais ; où je devinais, en partance,
Goûter aux difformes passages sous nos pas.

Devant moi s’étalaient des plaines heureuses,
Sans penser, sans parler, je contemplais ce monde
Inconnu à mes yeux, Paris, ma bienheureuse
Filait si loin de moi pour l’attraction d’un monde.

© Patrice Merelle 28-03-2016



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