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Fragile comme une providence
qui attendrait son étincelle
rongée par peur des évidences
elle doute même etre belle
Son regard bleu qui ne vacille
qu’au moment noir des errances
transcende une vie qui boitille
vers des langueurs en partance

Sa bouche rose m’appelle alors
à l’aimer toujours plus loin
à la serrer toujours plus fort
dans la geôle moite de mes mains
Son sexe qui brûle, ses râles lents
ses cris mêlés de bruits divins
tremblent ses lèvres quand je vais dans
la cathédrale de ses reins

Sa déraison est ainsi faite
qu’elle rêve des amours idéales
moi j’ai la passion imparfaite
je chante comme la cigale
Cette fourmi engrangeant le temps
ou elle se sent devenir femme
voudrait retenir ce présent
où nous jouons les même gammes

Elle prie pour que les attentions
se portent sur elle chaque seconde
ses désirs et son affection
sont les vertus qui manquent au monde
Elle pleure mes pertes de hauteur
quant je l’exile de mes pensées
si elle savait comme je m’écoeure
des minutes ou je l’ai oublié

Elles serre des poings émancipés
affirmant se faire toute seule
mais désire tant etre protégée
quant la nuit revêt son linceul
Son esprit est post-fœtal
dans cette jeune femme suinte la mère
l’enfant qu’elle couve dans son mental
se cherche en moi comme un repaire

Mais elle a dans le fond du cœur
l’amour qui s’élève en silence
son âme coule comme une liqueur
dans l’amertume de mes absences
Le bonheur reste indicible
il passe comme s’enfuient les soupirs
si c’est un songe inaccessible
saurais-je au moins le retenir?

« Une douce pensée pour une femme que j’ai aimé autrefois, disparue récemment »
A Nathalie 1967-2015



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