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A la dérive

Mon cœur est un bois mort qui flotte
Et qui vague à la dérive
De froid et de faim il grelotte
De cruels trophées il s’avive

Il va où le porte le remous
Balloté où l’emmènent les flots
A gauche à droite n’importe où
Il n’est plus le joli bibelot

Que l’on mignotait en bel amour
Vieux démodé même enlaidi
Il n’a nul à qui offrir ses jours
La désolation l’a alourdi

Il s’en va doucement s’éteindre
Loin des tollés et du vacarme
A quoi lui servirait de geindre
Auprès des sourds à son alarme

Jacqueline Grout



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