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Á la frontière de l’exil, aux marches fragiles
De ton corps, quand la nuit sans domicile
Déshabille un dernier remords
Sur les mirages du fleuve qui s’endort
Où file mon amoureuse le temps,
Sur l’écheveau qui tresse nos vingt ans !
Aurai-je, enfin appris, du sablier ,
La chute lente des saisons dépouillées…
Dans ce noir cachot feint de mes habitudes
Gisent pernicieux les tumultes de l’âme
Qu’éveillent comme une lente sollicitude
Des parfums troubles portés par une femme
Ma bouche muette ose encore un murmure
Silencieux comme une simple égratignure !



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