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A la lueur des bougies,
Les reflets, perçant la nuit,
Déposent leur voile ambre
Sur son corps qui se cambre

Puis oscille sur ce lit, dansant
Comme le serpent sifflant, charmant,
Aux mouvements torsadés, lascifs
Et lents, aux ronds rebonds sensitifs.

Ses longs cheveux, tracés noirs,
Aux teintes sombres du soir,
Glissent sur sa poitrine
Qui de plaisir dandine.

La source s’embrase en ces lieux bas,
Ses yeux s’enflamment de mille éclats
Qui langoureusement scintillent,
Billes flambantes qui pétillent.

Le décibel décoré d’ailes,
Douce mélodie torrentielle,
Vibre en chaque fibre de mon corps
Ondulant sur les mêmes accords.

Sous cet orchestre ivre mon ouïe
Frémis, mon être entier s’extasie,
Symphonie de gémissements sourds
Dessinant les fresques de l’Amour.



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