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J’ai remué la terre et les mers
J’ai remué le ciel et ses étoiles
Ainsi, j’ai finalement découvert
Que la Paix se cache et se voile.

J’ai refusé de croire à la parole des sages,
A voir comment l’humain y décèle un présage,
La parole véridique devenant un outrage,
Le mensonge s’affermit et reprend du courage.
J’ai remué les monts cherchant dans les vallées,
Les jambes devenues plomb, le cœur emballé,
J’y rencontre le mensonge offert et déballé,
Quand toute vérité, craintive, s’en envolée.
J’ai remué la ville, remuant la campagne,
Espérant du courage qu’il soit de mon côté,
La vérité se tait, le mensonge témoigne,
Le jugement dernier est déjà concocté.
J’ai fouillé le village cherchant la fraternité,
J’y découvre seulement la pauvre fratrie,
La première s’effiloche perdant ses qualités,
La seconde tremblante devant la barbarie.
J’ai remué les cœurs, fouillant dans les esprits,
Recherchant l’amour et cherchant l’amitié,
Dans l’esprit ne réside que les partis pris,
Tandis que le cœur se réserve la pitié.
J’ai remué les lieux où règne la santé,
J’ai remué aussi les décharges publiques,
Et dans ces dernières, les corps faméliques
En dépit du milieu, forment une bonne société.
J’ai remué les corps, cherchant dans les entrailles,
Entre estomac et cœur existe une grande faille,
Le premier ne rêve que de bonne boustifaille,
Le second bat encore et survit vaille que vaille.
Le cœur de l’esprit navigue dans l’estomac,
Quand l’esprit du cœur navigue dans l’embarras.
Quand le drame de la vie se joue à l’opéra,
La raison du sage survit dans un coma.
Le sage qui raisonne vit son côté nocturne,
Il s’emballe, s’affole et devient taciturne,
Quand le mensonge s’affirme et devient téméraire,
Rien ne sert de fouiller ni le ciel ni la terre.
L’enfant venant de naître est déjà bien coupable,
Une société nouvelle en fait un misérable
La gent humaine devenant intraitable,
Il en tire les leçons vivant l’impondérable.



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