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Á l’aube renommée, les mots volent au vent
Un homme libre combat toujours la bêtise
Cette voleuse vêtue de douze masques différents
Qui vient puiser sa haine à l’écume reconquise.

Le peuple innocent, crédule, tend toujours les bras
Aux messies, aux gourous, aux rhéteurs injurieux
Mais dans notre république, aux esprits gras,
L’oiseau de mauvaise augure se mêle aux laborieux!

Il ne désigne pas sa proie, il est en embuscade
Il offre des baisers à la foule élue, sans défense,
Qui clame sa passion populaire dans une mascarade.

Les tyrans promettent monts, merveilles et pitance
Quand le peuple est mûr, tel un fruit vulnérable,
Il suffit de folles rumeurs pour le rendre coupable!



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