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À ces âges où battaient nos cœurs timides,

Ô que dis-je, le mien bien plus que le tien ;

Qu’avec ses sentiments les plus limpides,

Comme un naufragé implorait du soutien.


En ce temps où mes yeux étaient un phare,

N’éclairant de sa vive lumière que ton être ;

Et ton ardent regard sur les passions épars,

Ma fièvre, tel un germe, ne put voir naître.


Et je n’eus de verbes que mon œil honteux,

Dans les tiens, regardant tel dans un miroir,

Aussi évanescents que dans un encensoir ;


En fumée voltiger des bonheurs impétueux. 

Et j’ai oublié ces nuits blanches et sombres,

Où je baisai, comblé, les lèvres de ton ombre. 



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