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N’attendons plus vraiment le printemps
celui que chante le poète
quant on ne voit plus ses vingt ans
on ne fait qu’alourdir sa dette

Et c’est dans le sillon de l’avenir
ce truc flouté et incertain
que notre passé peine et transpire
que doucement il nous tasse les reins

Mais on a encore de beaux jours
a vivre sous son lampadaire
l’esprit bloqué dans l’abat jour
les pieds cloués dans le précaire

Le blanc s’accroche à nos mèches
on trouve sexy nos charantaises
la vessie se fait un peu revêche
seul le dentier se sent à l’aise

Les rhumatismes nous font la nique
mais les pilules leurs tordent le cou
on oublie ses tocs et ses tics
à Hyppocrate on doit beaucoup

On marche, que dis-je, on déambule
le parquet tangue sous notre canne
on va de la chambre au vestibule
c’est le marathon des gens qui se fanent

Nos enfants passent une fois l’année
voir si papy garde la frite
après une vie a travailler
il a bien mérité l’arthrite

On mange la soupe à sept heure
à neuf on regarde « louis la brocante »
puis on s’endort encore rêveur
bercé par le bruit de la tocante

A nos anciens !



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