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Que d’années de  bonheur à ton ombre vieux sapin

ont coulé du profond de bons livres entre mes mains.

Des auteurs-compagnons, des poètes au style fin

me rappellent qu’aujourd’hui c’est déjà presque demain


À quoi bon passer sa vie à courir après le temps.

À rater le printemps de nos filles , nos garçons

qui grandissent un peu plus, qui nous quittent cependant

et nous laissent dans le cœur la plus froide des saisons


Je n’avais pas dans l’âme la hantise du présent

mais du remous qu’il m’ impose pour battre la moisson

de mes rêves sacrifiés bras baissés dès l’instant

où se plissent mes yeux et se ferment longs moments


Que de belles années à ton ombre vieux sapin

toujours vert quand d’autres arbres perdent trop vite de leur teint

Comme un père et une mère par le vide atteints

qui se réchauffent de sourires au toucher de leurs mains.  



forts de leurs amours, de leurs tendresses, très sereins

saluant leurs anciennes traces, poursuivant leur chemin

puisqu’ils savent et admettent  que c’est face au destin, 

que les êtres ressentent en eux la faiblesse des petits nains



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