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Je te pleure, ô, ma Reine
Sachant que je t’ai perdue.
Après avoir longtemps bercé ma peine
Sourire, tu ne me verras plus.
Dans ma douleur, incommensurable
Mes yeux, embués, fixent une belle image :
Ma reine, El Bahdja, sur un bel attelage
De ses yeux rieurs, suivait tout le paysage.
Je t’admirais tant et si fort, ô, ma Reine
A l’apogée de ta splendeur
Tremblante et retenant mon haleine
De peur, de crainte pour toi d’un malheur.
Aujourd’hui que le chagrin m’étreint
Que mes bras sans force sur mes ans se rabattent
J’appréhende l’arrivée de chaque matin
Qui verra la plaie davantage béante
Incurable blessure enracinée dans mes glandes.
Aujourd’hui, cette certitude me hante :
Je ne suis q’une minuscule et indésirable plante
Séquestrée dans la nuit glaciale et profonde.
Aujourd’hui, cette certitude me hante :
Je ne suis qu’une minuscule et indésirable plante
Séquestrée dans la nuit glaciale et profonde.

Hanifa Hamouche



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