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Née pour le ménage,
Sans maquillage,
Tu m’as montré le visage
De la femme sauvage.

Tu m’as fait perdre mes repères
En me faisant père,
Apprenti mère
Et ménagère.

Au-dessus du vacarme,
Je t’ai vu donner l’alarme
Et d’un courage qui désarme,
Déjouer les policiers en armes.

Capable de tendresse,
Tu ne montrais pas de faiblesses.
Tu savais tenir une promesse
Et répondre aux cris de détresse.

J’ai entendu trois fois
Le cri de tes douleurs
Et celui de la délivrance.

Dès lors, j’ai su
Que tu portais en toi
La volonté de la révolution

Et que, si l’insurrection
En était le cri primal,
Je voudrais l’entendre…

De ta bouche
À mes oreilles.



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