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Quand mes amis suivront tristement mon cercueil
Je serai parmi eux à faire mon propre deuil
Triste à ne pas pouvoir leur dire mes derniers mots
Sur les regrets que j’ai à les quitter si tôt

Il est toujours trop tôt pour céder au néant
Si j’ai de lourds sanglots aucun ne les entend
Je suis désormais seul à affronter la mort
Pour une dernière fois je pleure sur mon sort

Je suis un fantôme qui s’en va à pas lents
Suivant le corbillard vers le triste tombeau
Dernière demeure où le vide l’attend
Je laisse derrière moi quelques poèmes écrits
La gloire n’est pas pour moi je ne suis pas Rimbaud
Pourtant je resterai pour celui qui me lit

Georges bleuhay – la fin du chemin – Edilivre Paris 2017
illustration: Félicien Rops – Enterrement en pays wallon



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