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A PASCALE, MA FILLE,

De mes enfants tu fus la première née
Je fus déçue, c’est un garçon que je voulais
Malgré tout, je crois t’avoir aimé
Et fait pour toi, du mieux que je pouvais,

Le peu de temps que la vie nous a accordé
A été difficile pour toi et moi
Tu n’étais pas en bonne santé
Au ciel, tu es parti, à quatre mois,

Grande fut ma détresse et ma culpabilité
Peut-être ne t’avais-je pas assez aimé
De cet amour inconditionnel qui nourrit
Vous donne la force et l’envie de vie,

Dans ton linceul de satin blanc
Tu semblais dormir, si frêle et pure
Entre tes menottes croisées, la parure
D’une rose blanche aux pétales se fanant,

Adieu, enfant née au milieu du fracas
Je sais que tu reposes, là-bas…



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