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Mon innocente sœur accrochée à la vie,
Nos allures se croisèrent un matin nuageux,
Je caressais les airs d’un désir ombrageux,
Et vous, vous épousiez un rêve inassouvi…


Quelle auguste raison, assommés par la pluie,
De porter à nos lèvres un sourire affectueux ?
Je me souviens ce soir où le doute fiévreux
S’empara des méandres de votre âme étourdie.


Célébrons ce miracle, qu’il ne tombe dans l’oubli,
Lions à notre quête ce souvenir heureux,
Ne voyez-vous la flamme qui brûle dans nos yeux ?
Rien ne sert le destin des amants assoupis.


La sagesse n’a de rime qu’aux frontières de l’esprit,
Où sentiments périssent tels les cendres d’un feu,
La chance couvre d’or les chemins insoucieux,
Et l’aveugle croit voir aux portes du déni…


Je suis toujours celui que vos mains ont béni,
Celui qui exauça le plus grand de vos vœux,
Habillons nos espoirs de ce bien harmonieux,
Je ne connais sur terre plus amène paradis.


A vous que j’aimerai sous un ciel obscurci,
Sous le parfum des ans, sous l’absence des dieux,
Aux abîmes de mon cœur gît un tableau gracieux,
Le visage éternel d’un ange qui sourit…


© Spleen – Stéphane Meuret – Tous droits réservés – Septembre 2018



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