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Au soleil de la terrasse, vaquait une charmante
qui tournait son café dans une valse lente
ses jambes fines croisées en toute simplicité
les regards masculins buvaient ses vérités

Elle ne semblait rien voir du monde à l’entour
perdue dans des pensées qui flottaient au détour
de ses paupières baissées comme par timidité
Le plus teigneux des etres l’aurait, sur, adoubé

Rêvait-elle ainsi plongée au charme des saisons,
à un beau chevalier qui sublime la raison,
à la fraîche saveur de se savoir maman
pour mieux goûter un jour le don des sentiments

Rêvait-elle à ces plages qui reculent l’hiver,
à ces ailleurs bleutés chamarrés d’outre-mer,
aux montagnes célestes, aux mystères des tropiques
ou bien à d’autres bonheurs qui rendent la vie magique?

A vrai dire, et tant pis, elle ne m’a même pas vu
tandis que je passais en frôlant ses tissus
attendait-elle un autre l’esprit ainsi cloitré
dans des songes enchantés où il saurait l’emmener?

Souvent on croise un ange sans même le savoir
un elfe tout en beauté qui respire l’espoir
et puis on suit sa route sans pouvoir s’enivrer
on gravira plus tard son Mont des Oliviers…



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