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Les soirs de pleine lune où s’emparait de moi,
Un désir animal – sépulcral de ces bois, –
Cela me dévorait ; sans répit, sans souffrir,
Je devenais l’être d’un ancien souvenir.

Me voilà crocs perçants chassant les jeunes femmes,
Dans le désir de leur cœur, d’un secret mordant,
A ma chair affamée, m’accrocher à leurs âmes,
Et de mes sens perdus, – témoigne donc ce temps ! –

Je suis lycanthrope de vos nuits qui vous fuient,
Croisant votre vertu qui déjà, n’était plus,
Aux regards assurés, brassés dans cette nuit,
La nuit fut ton amie, moi qui m’expose nu.

Les Mauges m’appellent, de leurs cris si berçants,
Je pars un vendredi, comme le fut Crusoé,
L’habitat naturel, sauvage de ce temps,
Et la forêt que nul ne pouvait délaisser.

La chaleur de l’été me rappelait à vous,
Et me ramenait sans cesse à mes origines,
Ne me chassez donc point de votre cœur, – j’avoue ! –
Ecoutez ma complainte où beauté s’imagine.

Le sommeil m’appelle de son soleil de miel,
Je redeviens homme sans souvenir de la nuit,
Malgré tout je conserve encor notre doux ciel,
Sur ma peau votre amour, à l’adieu de la nuit.

© Patrice Merelle



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