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Ainsi fuit la vieillesse au mur des vanités,
Léviathan légendaire terrifiant les vivants.
Infâme prophétesse des soleils mourants,
Implacable adversaire de notre humanité.

Les hommes meurent mes frères, dans un morne naufrage !
La bête les emporte en son exhalaison.
Un par un, ils entrouvrent dans une sombre oraison,
Les portes redoutables du seigneur des adages.

Les sépulcres regorgent des espoirs dévorés
Par le monstre assoiffé du sang las des anciens.
Dans ce meurtre incessant, ne présageant de rien,
Il empoigne parfois les chevelures dorées…

La naissance et la mort sont d’injustes complices,
A des âges mystérieux, nous échouons dans l’oubli.
Combien d’âmes s’envolent à jamais dans la nuit,
Sous cette morsure cruelle, délivrées du supplice ?

Mais le serpent géant qui décime nos vies,
Ne parvient à blesser la magie de la foi.
Irradié des lumières d’un transi désarroi,
L’animal s’effondre aux marches du paradis.

Stéphane Meuret,
22 Janvier 2018, Copyright



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