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Dans son fauteuil roulant
Il n’est rien.
Plus qu’une petite chose morte,
Corps sans vie,
Aux milles brisures.
La tour n’était pas assez haute,
La chute pas mortelle.

Maintenant,
Petit tas roulant,
Il légumine.

Ce matin,
Devant son regard vide,
Un oiseau s’est posé.
De pépiements en petits sauts,
Il parcourt la pièce un court instant,
Le regarde et s’envole.

Un immense rire
Roula au fond de sa gorge.
Et se déversa dans la couleur de ses yeux clairs
Comme un raz-de-marée.

L’homme a changé.
Depuis il est toujours dans son fauteuil,
A donner l’air de végéter.
Mais moi qui le connais bien
Je vois le changement.
Oh ! Imperceptible,
C’est vrai.
Juste une lueur dans son visage,
Une petite lueur dans ses yeux morts.
Un rien qui est tout.
Son corps est sans vie,
Mais ses prunelles brillantes.

Je vois des batailles se livrer,
Des amours se faire,
Se défaire.

Par ses yeux
J’ai pleuré son espoir
Au rythme de ses larmes.
Par son corps je l’ai vu frémir
Et se tendre comme un arc.
Mais maintenant il est là,
Calme et reposé.

Je sais que demain,
En riant,
L’homme se lèvera.



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