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Marchant dans le sable sur la plage de mon continent,
j’erre solitaire dans ce désert d’amitié, désœuvré.
L’océan jette ses vagues sur mes rochers aiguisés,
fouette les flancs des falaises d’un bruit assourdissant.

Le ciel est gris comme mon cœur est maussade.
Il pleut sur ma terre, mitraillette, funeste brimade.
Comme pour défier cet instant mélancolique et triste,
je lève bravement la tête mon esprit caprice.

Enfin , un autre continent qui dérive au loin séant.
Ses collines d’albâtre au dessus des plages ondulent.
couvertes d ‘un tapis verdoyant somnambule.
Les stries des falaises, leur genèse montrant.

Beau pays, un ami peut-être, je hurle un appel,
le vent contraire masque le cri, repousse l’écho.
Je lance une bouteille à la mer  clapotis dans l’eau.
Puisse-t-il voir mon rêve, cette prière par ce mot.

La chance me sourit, et j’aperçois sa réponse,
par ses bras qu’il agite en l’air, de contentement.
Heureux, Il me montre la lettre ostensiblement.
Quelqu’un enfin, une relation sincère s’annonce.

L’amitié ce sont deux terres qui un jour se côtoient,
Au hasard de la dérive , elles partagent leur joie.
Les peines et fardeaux, arrimées l’un à l’autre,
les deux êtres voguent unis, tel les apôtres.

Ils affrontent l‘océan et les tsunamis de la vie,
Partage bonheur et malheur tant de fruits,
le temps s’écoule impatient, êtres vieillis
Un jour une terre disparaît et l’autre suit.

Mon bel ami le chenal nous séparant,
maintenant large est devenu océan.
On ne se voit plus ni même s’entend,
Mais le souvenir toujours, rappel d’antan.



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