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La mémoire que nous creusons, la plus silencieuse, n’est pas celle des habitudes enfouies, des rythmes obsédants.
La mémoire qui nous taraude n’est rien face aux vasques démesurés de l’inspiration qui
déchire le corps, brise l’âme endurcie par les certitudes du sensible, outrage la rime en saccades, fait frissonner la chair.
Nous avons bu à des sources impures et nous en sommes infectés ; malades jusqu’à la nausée, nous cherchons la fraîcheur. Les mots viennent parfois de si loin qu’ils ont le goût de fruits exotiques, ni sucrés ni salés, mais merveilleusement doux.
Nous sommes sans mémoire quand respire le poème.



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