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Une pièce aux murs blancs tapissés de soleil
Au sommet d’une tour couronnée par la mer
Un homme en son secret que la vue émerveille
Y naufrage son âme, engloutit ses chimères

Du regard embrassant l’aube et le crépuscule
Témoin de toute chose, en chaque instant seigneur
Son horizon prend vie quand ses doutes basculent
Libérant le néant de son fort intérieur

Alors indifférent au chaos qui l’entoure
L’homme peut l’affronter de son regard absent
Son instinct maîtrisé pour lui porter secours
Plus rien ne peut l’atteindre, il est fort à présent

Aspiré par les flots qui, soudain, se soulèvent
S’agenouille le ciel tandis que le vent pleure
Et la mer déchirée laisse entrevoir son cœur
Où palpite un enfant, fulgurance d’un rêve

L’écume est son pavois, le silence est son glaive
Que nourrit son regard des limbes océanes
Conscience insoupçonnée dont les embruns diaphanes
Assiègent la raison de l’homme sur la grève …

Une brume s’égare à l’ombre du soleil
Un homme en son attrait que le monde désole
Y verrouille ses peurs et l’esprit camisole
Une bulle d’ivoire où son cœur s’ensommeille

Lorcàn Dàil
(2017, tous droits réservés – SACD 245532)



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