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Passe me voir ma belle quand les airs seront doux.
Tu pourras me conter comme ta jupe leur résiste ;
Abandonne ton pas aux souffles les plus fous.
Tu n’es un rendez-vous dont mon cœur se désiste.

Passe me voir ma belle quand les ciels seront bleus.
Ne sont-elles charmantes ces rencontres spontanées ?
Les foulées impétueuses des désirs amoureux
Leur confère une saveur unique et surannée.

Passe me voir ma belle quand une pluie ténébreuse
Couvrira ton veston de l’absinthe des remords.
Les nuages portent loin la complainte des morts :
Laisse des fleurs, ma belle, au cimetière des Chartreuses.

Stephane Meuret
Copyright 2017



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