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Là bas, sur la voie,
Avant le passage du train,
Deux ombres furtives
Glissent dans la pénombre
Qu’un triste réverbère
Tente d’éclairer en vain.
Les arbres frissonnent,
La lune timide se cloitre
Derrière un nuage,
Les oiseaux se sont tus
Ils écoutent les paroles
Que balbutie ce vieux
Aux oreilles de l’enfant :
Un élève, une leçon.
L’homme…….. , parle
L’enfant………., écoute.
Main dans la main
Ils avancent à pas lents
La nuit les couvre.
L’homme raconte, radote
Se racle la gorge.
L’enfant prête l’oreille.
– Jolie histoire !!!!
Un homme qui aime une femme
Quoi de plus banal ?
La femme est jeune
L’homme, mur
Quoi de plus normal ?
Les distances, les différences
L’homme peine à raconter
L’enfant en veut encore.
La voie cabre, se casse
Les yeux s’embuent.
L’histoire n’aura pas de fin.
L’homme lâcha la main
L’enfant s’éloigna.
Triste histoire !
………………………………………
Le vieux s’allongea sur le ballast
Le train siffla, passa
Et disparait dans l’obscurité ;
Un chagrin d’amour est mort
Dans le silence de la nuit
……………………..sur la voie.
Abdelaziz Benzid  » le souffle des mots  » .editions: « Edilivre »2016



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