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Étrange, que cette chose impalpable, le Temps.
L’Éternité est sa seule rivale, nonobstant.
Combien même l’Éternité, est un temps,
Le Temps, maître des horloges est omnipotent.

Il se dilate quand nos malheurs nous frappent,
Il se compresse quand nos bonheurs nous flattent.
Interminables agonies ne durent qu’un temps,
Joies, désirs, orgasmes ne comptent qu’un instant.

A la vitesse de la lumière, il est relativité,
Les siècles, des secondes pour d’autres, perplexité
Pour nous pauvres erres, plus de repères.
L’Homme perdu entre deux infinis, le Temps compère.

Prendre le temps, n’avoir pas le temps, en ce temps,
Avec le temps tout va, tout s’en va, vague à l’âme,
répète le poète, clairvoyant au refrain de son chant.
L’homme servile, n’a pas d’emprise sur le Temps.

Pour supporter nos souffrances, sa longueur alliée,
il nous frappe tous de vieillissement, don d’ubiquité.
Il fatigue, éreinte nos âmes, les rochers érode, use.
Fatalité, tout le temps, son doux fiel diffuse.

Il balaie nos maux, nos meurtrissures
décapite les pics passions sans un murmure,
comble séant,les gouffres de désirs,
l’Amour, parfois s’éteint, las de sa langueur, gémir.

Façonneur de notre terre, il rase les montagnes,
Il joue du froid glacial, du chaud cocagne,
Il donne le tempo de la vie, la mort trémolo,
Il n’a point de visage, ni de recto, de verso.

Il est rien, il est tout, il est divin,
anthropomorphisme, la foi humaine l’a agendé,
en année, mois, fêtes Pascales, calendrier Grégorien,
De cette mesure inexacte, l’humain perdu se satisfait.

Il efface les émotions, entraîne remords et regrets,
Ligne rouge, frontière de mondes parallèles, secret.
existe t-il ou de l’univers est relative conséquence ?
Doutes et questionnements, en abondance.

Oh temps suspend ton vol !
Clame encore le trouvère lucide et frivole.
Conduis-nous, serein ménestrel, loin du ressac,
Ne plus entendre le tic, devancier du tac.

Vivre libre, danser souverain, hors du Temps,
je te prie, ne serait-ce qu’un court moment.
Enfin briser les chaînes, s’enfuir dans nos rêves,
Notre imagination débridée, observer un instant,
… une trêve !

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