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Il sait courber l’échine le peuple, servir de tremplin
Pour aider un vil opportuniste à parvenir à ses fins.
Il applaudit ce soir son président qui lui sera hostile
Au petit matin.Il sait montrer bon dos un peuple docile.

Le président-monarque, ses anciens amis balaie
Lui rappelant souvenirs de disette bien tristounets.
De nouveaux venus, il s’entoure, ignorant son passé,
Formant belle meute de loups prêts à le dévorer.

Le roitelet sans même couronne fera brillants discours
Au peuple bien naïf tout avalant, applaudissant toujours.
Passant ses journées à se consacrer à sa grande cour
Un paon, sans répit par ses loups, surveillé nuit et jour.

Un pouvoir en place repose sur une opposition divisée,
Pas mieux que cet éternel principe pour longtemps diriger.
Et pourquoi sont-ils ces partis-guignols entre-déchirés?
Ils n’ont autre horizon que leur tour vienne pour régner .

On ne peut venir à bout d’un combat, peine bien perdue
Pour une juste cause, tel le phénix toujours il renaît.
Ô combien ils se ressemblent le deuil et le pouvoir perdu,
Le premier jour tout le monde est là pour vous consoler,

Le lendemain plus personne.Dure est la chute, quel drame !
Pour l’avenir de l’humanité, partout l’espoir reste encore permis
Non pas avec des hommes, mais tant qu’il y aura des femmes,
Ayant donné en effet la vie, elles en apprécient davantage le prix.

Belhamissi Sadek le 07.09.2017



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