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Il se tenait debout, l’épée au ciel dressée,
Il regardait la bête, face à lui silencieuse,
Et puis soudain l’épée, d’un seul coup fut baissée,
Cachée derrière son dos, pour une fin heureuse.

L’animal était là, face à lui, immobile,
Le regardant sans bruit, de ses beaux yeux de verre,
L’homme se sentit idiot, l’homme se sentit débile,
Il vit dans le regard tout l’amour de la terre.

Il vit dans le regard comme un peu de tendresse,
Il vit dans le regard un peu comme une envie,
L’homme se mit à genoux, d’un élan de détresse,
Dans les yeux de la bête, il avait vu la vie.

Le taureau s‘approcha de l’homme à ses genoux,
La foule se leva d’un magnifique entrain,
Une image si belle vaut bien plus que bijoux,
L’animal se penchait, et il léchait la main.



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