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Arlequin Colombine

Allongé sur son lit à baldaquin,
dénudé de ses vêtements d’arlequin.
Attendant sa colombine,
la coquine se faisait désirer.
Arlequin se morfondait,
la quille bien allumée.
Viendra t’ elle la vilaine.

Arlequin
soupira n’y tenant plus, Ô que non, alors,
il cria son nom, Colombinnnne!
Ha la voici, nue sous sa mousseline.

– Ouf te voici Colombine,
hum, tes tétines sont rosies,
tu me désires, ma douce câline…
– Oui mon arlequin petit taquin,
tu croyais bien ne point me voir…
Soulagé, il soupira, heureux de pouvoir,
enfin, la jouer, cette comédie passionnée.

Le public, dont l’attente fut longue,
souffla de soulagement.
La pièce pouvait enfin commencer, maintenant.
Les spectateurs enchantés crient :
– Arlequin ! Colombine !!!
Puis ils se turent.

Les murmures des acteurs les laissent pantois.
Cela leur en bouchait un coin.
Une pièce romantique était écrite.
Ce sont des jeux érotiques,
qui se jouent sur le couplet final en musique.

Arlequin et colombine, ne jouent plus…
n’y tenant plus ils font l’amour.
Oubliant les spectateurs surpris et amusés,
Devant ce spectacle osé.
Les baladins tirèrent le rideau final
sur un A d’Arlequin.
Au final, le public est bienheureux.
Il est bien chanceux, ce jour de la saint valentin.

Béatrice Montagnac



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