Partagez

Je n’ai jamais su bien dire je t’aime
mots papillons, beau théorème
désir sensuel, fruit de la passion
que le temps maquille d’abandon
le fard à paupière de l’érosion

Je n’ai pas su vivre mes je t’aime
quant mon cœur partait en bohême
pour goûter des moments sucrés
de ceux qui m’ont fait regretter
ces nuits radieuses d’une vérité

Je n’ai pas apprécié mes je t’aime
facilement dit, platement blêmes
pour de beaux yeux ensorcelants
qui dans un mensonge élégant
faisait de moi un « sublime » amant

Je n’ai pas cru à mes je t’aime
qui comme fraicheur de « ice-cream »
fondaient tels ces grands glaciers
d’abord merveilles puis outranciers
fleurs d’edelweiss trop hautes placées

Je n’ai pas vu fuir mes je t’aime
quand mon ciel brulait d’anathème
monstre pathétique volant au vent
soufflant sur de sombres tourments
venant des illusions d’antan

je n’ai pas voulu tout mes je t’aime
mais je les ai gueulés quand même
les mots dits sont à « l’arnacoeur »
ce que les flammes sortent du cœur
un regret, pire, une douleur

mais j’attendrais d’autres je t’aime
pour ce que je suis, ce que je sème
une futile brise d’amour
implorant timide les contours
d’une faveur, d’un vrai beau jour.



Veuillez noter :

Envoi...
Total :
5 sur 12 votes