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Assis à sa fenêtre son regard lointain
Là où ses yeux ne peuvent plus la voir
Loin des senteurs de musc et de benjoin
Qui parfumaient leurs folles nuits d’hier

Assis à sa fenêtre il aperçoit au loin
Une étoile filante qui tombe bien bas
Pincement de lèvres, le ciel à témoin
Contre la trahison il n’y a pont de combat

Assis à sa fenêtre, dans l’opacité de sa nuit
Gribouillant de sa vie les traits d’un visage
Une photo de sa muse oubliée sous la pluie
Débris de malheur, la fin d’un voyage

Assis à sa fenêtre, pieds dans des babouches
Portées à ses oreilles, ses mains tremblent encore
Des aigres mensonges qui fermentent dans la bouche
De celle qui l’a trahi sans vergogne, sans remords

Assis à sa fenêtre, un homme grabataire
Pour elle son cœur s’est arrêté de battre
Douloureuse rupture et beaucoup trop de mystères
Fol amour de ses cendres ne peut jamais renaître



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