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Près des mornes glaïeuls et des roseaux du gave,
Je ployais pour ma soif mes mains au fil du Clain,
-Captifs de sa fraîcheur-, et sur ma nuque lave
Les morsures du temps au joug assyrien.

Les oiseaux s’étaient tus dans les nattes des bois,
Tandis que courait là, de la racine au faîte,
Un bel écureuil roux apeuré par ma voix ;
Demain, pour lui, sera un autre jour de fête !

Ôtant ma chemise, suant, ébouriffés,
Je pris d’une pleine main d’eau, une gorgée,
La rage de la soif finalement conquise.

Une pie, aux éclats de rire, se posa
Sur un large rocher, et si c’était donc là
Loin de toute angoisse, la quiétude exquise !

© Patrice Merelle



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