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Ohé ma rivière, me voilà assidu,

du matin jusqu’au soir, à mes heures perdues.

Étaler mes souffrances sur ton petit rocher.

Les paupières tristes en berne, et l’âme fauchée.


Me voilà aujourd’hui, présence coutumière,

à couler mes angoisses, ânonner des prières.

Me revoilà demain, me voilà tous les jours,

à te tendre mes mains qui supplient ton secours.


Me voilà caresser la surface de ton eau.

Te raconter ma vie qui n’a plus rien de beau.

Souvenirs qui soulèvent des vagues de tristesse.

Des désordres en ma tête qui jamais ne cessent.


Me voilà observé , maraudage de mouettes.

Me voilà réveillé , hululements de chouettes.

Je ne sais d’où je viens, je ne sais où je vais.

Les jambes titubantes au dessein bien mauvais.



Existence vague à l’âme qui va à vau-l’eau.

Me voila hésiter à plonger dans tes flots.

Leurs confier mes secrets quand l’onde emprisonne

mon corps lassé d’attendre que son heure enfin sonne.



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