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Au coeur du silence !

Qu’en est-il du silence,
Quand tout danse au dehors,
Et que seule tu t’endors,
Face à ta résilience.

Tu essayes de dormir,
Évitant de penser,
Laissant les souvenirs,
S’enfuir dans le passé.

Tu voudrais le bannir,
Mais lui tumultueux,
Revient pour se blottir,
Dans ton cœur malheureux.

Les larmes dans tes yeux,
Ton oreiller mouillé,
Témoin de ta souffrance
Au fond de toi ancrée.

Sinistre est la noirceur,
De cette nuit sans lune,
Qui chavire ton cœur,
Qui peu à peu s’embrume.

Personne ne verra,
Le flot coulant de larmes,
Pas plus que n’entendra,
Les sanglots qui désarment.

A force de penser,
Ta mémoire s’éteint,
Tes paupières embuées,
Cèdent sous le chagrin.

Mais peu à peu le vide,
Mais peu à peu l’oubli,
Et tu t’endors livide,
Au sein de ce grand lit.

Plus rien du bruit ou du silence,
Tu n’entends plus, Morphée t’endort,
Il est cette dernière chance,
Qui t’invite dans son décor.

Demain, tu feras semblant d’oublier,
Les raisons de cette tristesse,
Et seul ton oreiller mouillé,
Sera témoin de ta faiblesse.

© Danièle Labranche



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