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Ils courent sur des ponts, ils habitent des routes,
Portés par un vent éphémère et cupide.
Dans leurs carrioles de fer, urticantes et turpides,
Ils deviennent les complices de leur sombre déroute.

Ils sont tous bourreaux, ils sont tous victimes,
Dans cette mauvaise affaire où ils offrent leurs jours.
L’argent si grand soit-il, ne prolonge le séjour,
Ne préserve le coeur, ni n’inspire l’estime.

Mais moi, donnant mon âme aux lumières du ciel,
Je regrette, en silence, leurs allures empressées.
Mon regard les plaint et ses larmes de miel,
Se noient dans la douceur de ma tasse de thé.

Stéphane Meuret,
25 Janvier 2018, Copyright



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