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Comme emportées par le vent
elles s’enfuient dans le temps
et passent , passent les années
qui s’écoulent au fil de l’eau
et qui ne s’arrêtent jamais
sous les envolées des corbeaux .
Et je pense ici à ma mère
née entre les deux guerres
et qui a fêté ses vingt ans
sous le règne des allemands .
Doucement approche ce vingt deux juin
où elle est née un beau matin
et on cueille déjà des roses et du jasmin
pour fêter ses nonante sept printemps
avec champagne et vin blanc .
Elle a connu tant de saisons
et une si grande évolution
qu’elle aimerait encore en profiter
du moins trois ou quatre étés
pour pouvoir dire à monsieur le maire
aujourd’hui je suis centenaire .
et je lui souhaite encore quelques beaux jours
près de ses enfants et dans l’amour .
Il était un soir et un matin
vingt deux juin mille neuf cent vingt .



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