Partagez

Au fil de l’eau

Au fil de l’eau mes jours s’échappent tristement
Inventoriant de mon temps prochain le séjour
Ils s’écoulent sans vaillance miteusement
Et renient mes ardeurs sans espoir de retour
Mon âme s’effeuille telle pâquerette
A laquelle on aurait arraché ses pétales
Adieu plaisirs et vestiges d’amourettes
Il est dés lors trop tard pour retourner au bal
Dans la solitude de la barque voguant
Sur le cours étale du reste de ma vie
Des chimères se profilent en me narguant
Et s’entremêlent aux ombres évanouies
Ma pauvre vie longe froidement son destin
Il n’y a plus de temps pour les résolutions
Ni pour les utopies les plans et les desseins
Finis les temps de l’action et de l’émotion
Plus personne non plus avec qui demeurer
Mes chagrins s’estompent ainsi que mes tourments
Dans la nuit à venir je ne peux que pleurer
Au fil de l’eau mes jours s’échappent tristement

Jacqueline Grout – Au fil de l’eau



Veuillez noter :

Envoi...
Total :
4 sur 5 votes