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Que le destin nasarde à ton deuil muet,
A tes pleurs enragées, à tes fièvres d’égo,
Je prierai à la femme qui boira ton sanglot !
Je lui dirai tout bas que ton cœur est fluet,


Que la vie t’a volé un bien noble et désuet…
Aux portes de la mort, les hommes marchent égaux,
Et leur souvenir peint un auguste tableau,
Où le mal et le bien dansent un digne menuet.


Que les airs sont doux au jardin des bluets !
Les douleurs se noient sans le moindre défaut,
Les allées vont fleuries et un grand renouveau
Porte au front de mon frère les douceurs qu’il aimait.


Il s’envole une larme à ta peau qui suait,

Un rêve à ces yeux qui ignorent le repos,

A ce bien recouvré je lève mon chapeau,

Et ma main sent s’enfuir le mal qui te tuait.


 © Spleen – Stéphane Meuret – Tous droits réservés – 29 Juillet 2018


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