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Au matin de l’abîme encore ensommeillé,
Un rayon se parant de latente lumière
S’épand à l’infini sur l’immense matière
Rosée, ointe avec l’air maintenant éveillé.
 
Par le prisme de l’œil le jour ensoleillé
Réfléchit sans nuance une existence entière,
Raisonnant mon esprit à sa propre manière
D’images et de mots, d’un ton émerveillé.
 
Vivent ceux aujourd’hui qui relèvent la tête
Et révèlent du ciel la complète défaite :
Ils sont heureux sur Terre amoureux du néant !

Ils hument du destin la brillance factice
Révérant sagement ses feux de diamant
Pour mieux en contempler son intacte matrice.



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