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                                             Au nom de mon corps .

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Les voiliers se grisent sur des vagues pures

Je quitte le paquebot à l’envers du temps :

La rivière se lie à la mer vers l’embouchure

Un unique souffle en un bouillonnement.

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Une buée d’eau salée en fines gouttelettes picotent mes joues

Tendue en fleur de pluie, je tambourine contre vents et marées

La vague blanche de ses embruns jusqu’à mon cou

Je me déblaie un chemin dans des broussailles enragées !

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Je suis le fil de l’eau sur une rive inextricable

Je m’embrouille entre le chêne et les roseaux .

Emportée dans mes souvenirs intarissables

Je me pâme près d’un ruisseau :

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Au nom de mon corps

Ma plume se promène sur la mousse

La sueur dans mes pores

Pour une poésie qui trémousse !

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Elle caresse mille mots,

Ils se posent sur tes paupières

Milliers de lettres sans maux

Vidées des souffrances d’hier !

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Au prénom de mon âme

Le crépuscule s’endort

Une lumière de flammes

Au nom de mon corps :

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Dans le silence de la nuit

Mes initiales se tatouent avec émoi :

La rivière s’est endormie

Je te parle tout bas  :

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Une grande sensualité me brûle à l’instant

Notre ciel est une foudre invisible

Je divague en te regardant

Une pluie d’étincelles est prévisible

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Je te berce de mon regard

Mes paroles sont harmoniques

Cette alliance est tout un art

Et elles accompagnent un violon magique.

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Des doubles harmonies sur ce doux rythme

Aux noms de nos corps

Font des  échos à cet hymne

Prenons le temps sans cor !

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Le mot Aimer, on le conjugue enfin

C’est notre présent : je t’aime

Notre aimer se prolongera demain

Cette nuit, nous sommes des emblèmes.

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La rivière chante déjà sous les saules

Notre épuisement déborde vers les méandres

Le ruissellement fascine nos notes en sol

Et notre extase est infiniment tendre .

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Aux noms de nos corps

Une communion peinte et sculptée

Les artistes sont au corps à corps

Un tableau à tout jamais sacralisé .

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Je reprends le fil du temps :

Mes vers, à l’endroit en petits bateaux,

Voguent au gré du vent

Sur des reflets transparents avec les oiseaux .


LUCYE RAYE 26 août 2018

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Tableau de l’artiste poète peinte BADAR.poète / peintre

 



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