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Il y a des mots que la foule implacablement ignore
Ce n’est pas parce qu’elle est agoraphobe
Non ! Mais les mots voyagent au long cours, des fois à l’aube
Arborant le pavillon des poètes, une sorte de métaphores en émeraude

Les mots sont capricieux, ils draguent les affluences, sans adjectif
De telle sorte qu’ils ne veuillent pas toujours être qualificatifs
D’un résultat assez moyen, certains pensent au présent
Car je suis un mot au sens phonique étendu et apaisant

Un groupe de mots suit sa route à la queue leu leu
Pour mieux nous faire comprendre le fabuleux
L’extraordinaire qui émeut la foule et attendrit le moi
De nos perceptions à de simples choses qui créent l’émoi

Des mots pour dire, amour, j’aime, je t’aime, enfant, terre
Qui sont des expressions anodines mais fortes de caractères
Les mots sont si mystérieux, un rien curieux, un rien malicieux
Une abondance de mots ne nuit pas aux humains audacieux

Poème original de Jean Olmini
Le 14 juin 2016



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