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Il gît en la forêt un paradis des anges,
Du lac au bois dormant, un lagon des déesses,
Vert émeraude comme une larme d’or, enchanteresse,
Cueillant les cœurs candides dans une étreinte étrange.

A l’ombre de cent chênes, le désir me démange,
De percer le secret d’une telle noblesse.
Son chemin sinueux, pèlerinage de sagesse,
S’ouvre aux âmes fragiles et châtie les louanges.

Le soleil couchant sème des rayons orange,
Reflétés sur les eaux bénites de cette messe,
Le spectacle m’émeut et jamais ne me presse,
La nature se meut, sans rien qui dérange.

Les sirènes muettes dansent les eaux de ce Gange,
Et abondent ses bords des voluptés d’ivresse.
Là le temps s’évanouit sous une calme paresse,
Tous mes sens se noient dans ce parfait mélange.

Sous une douce brise qui rafraîchit ma frange,
Me caressent les notes des parfums d’allégresse.
Dans ce tendre tableau où se tait ma détresse,
Je me sens emporté par la douceur des anges.

© Stéphane Meuret – Tous droits réservés – 23 Février 2018



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