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Un matin ordinaire, une page banale,
L’étrange goût amer tel un pressentiment,
La mesquine parlote était un boniment,
L’ultime camouflet vers la touche finale.

Le sophiste dira l’ode subliminale ;
Le crédule enchanté s’incline gentiment,
Se gargarise enfin du funeste piment
Pour vivre le délire en folle bacchanale.

Justifiez le sort, abondez le Malin,
Le mot ici s’acharne à feindre le câlin
Pour assouvir goulu l’œuvre démoniaque.

Les dés pipés jetés, la voix du grand frisson
Diffuse dans les airs le délire orgiaque,
Le laquais fait cortège, il marche à l’unisson.

13 octobre 2016
Jo Cassen
«Perfides utopies »
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