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Au temps du papier
Oh oui, ça pesait lourd
Dans le cartable des écoliers
Et pour suivre tous les cours
Il n’y avait pas de polycopié
On ne noircissait pas les pages
Car on écrivait à l’encre violette
On était récompensés par des images
On ne connaissait pas les tablettes
Nos plumes s’appelaient Sergent-major
Et pour ne pas trouer le papier
Fallait pas s’en servir comme les picadors
Juste les laisser glisser sans appuyer
Sur les cahiers Claire-fontaine
Pour ne pas faire de ratures
Fallait pas ménager sa peine
Dieu que c’était dur
Au temps du papier
Les ados en s’envoyant des p’tits mots
S’prenaient pour de vrais épistoliers
Aujourd’hui ils s’envoient des textos
Avant comme il fallait garder tous ses papiers
Si on voulait éviter que ce soit un vrai « foutoir
Car ils n’étaient pas encore dématérialisés
Valait mieux bien les ranger dans ses armoires

Copyright 2017 MadoCHRISTOPHE



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