Ligue des Poètes

Site de poésie

Auteur

François-René de Chateaubriand

Vers écrits sur un souvenir

donné par la marquise de Grollier à M. le baron de Humbolt Vous qui vivrez toujours, comment pourrez-vous croire Qu’on vous offre des fleurs si promptes à mourir ? « Présentez, direz-vous, ces filles du Zéphyr A la beauté, mais… Lire la suite →

Souvenir du pays de France

Romance. Combien j’ai douce souvenance Du joli lieu de ma naissance ! Ma soeur, qu’ils étaient beaux les jours De France ! O mon pays, sois mes amours Toujours ! Te souvient-il que notre mère, Au foyer de notre chaumière,… Lire la suite →

Peinture de Dieu

Savez-vous, ô pécheur ! quel est ce Dieu jaloux Quand l’œuvre de l’impie allume son courroux ? Sur un char foudroyant il roule dans l’espace ; La Mort et le Démon volent devant sa face ; Les trois cieux, dont… Lire la suite →

Nuit de printemps

Le ciel est pur, la lune est sans nuage : Déjà la nuit au calice des fleurs Verse la perle et l’ambre de ses pleurs ; Aucun zéphyr n’agite le feuillage. Sous un berceau, tranquillement assis, Où le lilas flotte… Lire la suite →

Nous verrons

Paris, 1810. Le passé n’est rien dans la vie, Et le présent est moins encor : C’est à l’avenir qu’on se fie Pour nous donner joie et trésor. Tout mortel dans ses voeux devance Cet avenir où nous courons ;… Lire la suite →

Milton et Davenant

Londres, 1797. Charles avait péri : des bourreaux-commissaires, Des lois qu’on appelait révolutionnaires, L’exil et l’échafaud, la confiscation. C’était la France enfin sous la Convention. Dans les nombreux suivants de l’étendard du crime L’Angleterre voyait un homme magnanime : Milton,… Lire la suite →

Les malheurs de la révolution

Sors des demeures souterraines, Néron, des humains le fléau ! Que le triste bruit de nos chaînes Te réveille au fond du tombeau. Tout est plein de trouble et d’alarmes : Notre sang coule avec nos larmes ; Ramper est… Lire la suite →

Les Alpes ou l’Italie

Donc reconnaissez-vous au fond de vos abîmes Ce voyageur pensif, Au cœur triste, aux cheveux blanchis comme vos cimes, Au pas lent et tardif ? Jadis de ce vieux bois, où fait une eau limpide, Je sondais l’épaisseur Hardi comme… Lire la suite →

Les adieux

Le temps m’appelle : il faut finir ces vers. A ce penser défaillit mon courage. Je vous salue, ô vallons que je perds ! Ecoutez-moi : c’est mon dernier hommage. Loin, loin d’ici, sur la terre égaré, Je vais traîner… Lire la suite →

Le soir au bord de la mer

Les bois épais, les sirtes mornes, nues, Mêlent leurs bords dans les ombres chenues. En scintillant dans le zénith d’azur, On voit percer l’étoile solitaire : A l’occident, séparé de la terre, L’écueil blanchit sous un horizon pur, Tandis qu’au… Lire la suite →

Le Printemps, l’Eté et l’Hiver

Vallée au nord, onduleuse prairie, Déserts charmants, mon cœur, formé pour vous, Toujours vous cherche en sa mélancolie. A ton aspect, solitude chérie, Je ne sais quoi de profond et de doux Vient s’emparer de mon âme attendrie. Si l’on… Lire la suite →

Le Cid

Romance. Air des Folies d’Espagne. Prêt à partir pour la rive africaine, Le Cid armé, tout brillant de valeur, Sur la guitare, aux pieds de sa Chimène, Chantait ces vers que lui dictait l’honneur : Chimène a dit : Va… Lire la suite →

La mer

Des vastes mers tableau philosophique, Tu plais au coeur de chagrins agité : Quand de ton sein par les vents tourmenté, Quand des écueils et des grèves antiques Sortent des bruits, des voix mélancoliques, L’âme attendrie en ses rêves se… Lire la suite →

La Forêt

Forêt silencieuse, aimable solitude, Que j’aime à parcourir votre ombrage ignoré ! Dans vos sombres détours, en rêvant égaré, J’éprouve un sentiment libre d’inquiétude ! Prestiges de mon cœur ! je crois voir s’exhaler Des arbres, des gazons une douce… Lire la suite →

L’esclave

Le vigilant derviche à la prière appelle Du haut des minarets teints des feux du couchant. Voici l’heure au lion qui poursuit la gazelle ; Une rose au jardin moi je m’en vais cherchant. Musulmane aux longs yeux, d’un maître… Lire la suite →

Clarisse

Imitation d’un poète écossais. Oui, je me plais, Clarisse, à la saison tardive, Image de cet âge où le temps m’a conduit ; Du vent à tes foyers j’aime la voix plaintive Durant la longue nuit. Philomèle a cherché des… Lire la suite →

Charlottembourg

ou le tombeau de la reine de Prusse Le voyageur. Sous les hauts pins qui protègent ces sources, Gardien, dis-moi quel est ce monument nouveau ? Le gardien. Un jour il deviendra le terme de tes courses : O voyageur… Lire la suite →

Ballade de l’Abencerage

Le roi don Juan Un jour chevauchant Vit sur la montagne Grenade d’Espagne ; Il lui dit soudain : Cité mignonne, Mon coeur te donne Avec ma main. Je t’épouserai, Puis apporterai En dons à ta ville Cordoue et Séville…. Lire la suite →

A Lydie

Imitation d’Alcée, poète grec. Londres, 1797. Lydie, es-tu sincère ? Excuse mes alarmes : Tu t’embellis en accroissant mes feux ; Et le même moment qui t’apporte des charmes Ride mon front et blanchit mes cheveux. Au matin de tes… Lire la suite →

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