Ligue des Poètes

Auteur

Georges Cambon

prends garde à ceux!

le fruit à peine éclos, n’est déjà plus demain….

le pays de ton chant

un étrange pays m’apparut, le pays de ton chant

j’ai poussé la démence à marcher en te cherchant

Le temps retrouvé

tout songe est un miroir scellé!

MAI 68

Fous étaient nos rêves le malheur est que nous étions fous !

territoires oubliés

Comme il est réconfortant de glisser dans des habits d’ombre, nous n’écoutons plus, ce qui frémit en nous! Le mot AMOUR nous effraie, nous le croyons chargé de malheur, nous n’aimons plus, nous demandons à notre solitude le devoir de… Lire la suite →

le poète a cédé sa plume

Le poète a cédé sa plume pour une femme trop rusée que vive son amertume sur le chemin des pas usés! J’ai ramassé dame lune comme une rose perdue offerte à l’infortune d’un soldat si tôt pendu. La sottise tisse… Lire la suite →

Sottise des peuples!

Les peuples sont sots et ignorants, Monsieur. Ils ressemblent à des moutons promis à l’abattoir! Le sage face au fanatique, ne crie pas Victoire Aux matins blêmes quand tout est silencieux! Laissez venir ces cœurs purs aux mains innocentes. Le… Lire la suite →

voguent les goélands

Voguent les goélands Après un long voyage Comme des bateaux blancs Sur l’océan sans nuage! Oh! Jours heureux et lents! A l’écume toute sauvage Quand se brise l’élan D’une course sans visage Mon cœur devient violent! Oh! Jours heureux et… Lire la suite →

mais nos amours s’en iront…

Ce fut un automne aux matins figés d’effroi, il fait toujours froid, aux vendanges qui meurent. L’attente est debout fière comme un christ à la croix! Des mouchoirs s’envolent aux sirènes qui pleurent. liberté! La veuve noire de la triste… Lire la suite →

Corinne

Corinne, Ce doux prénom Á mes lèvres, frissonne Mais amour en automne Feint d’être facétieux Quelle tristesse m’étonne Jamais lire dans tes yeux! Corinne, Ce doux prénom Á mes lèvres, abandonne Un chapelet pluvieux Dans les bras De quelle friponne,… Lire la suite →

cet aujourd’hui lent

J’en ai tant vu marcher comme des fauves, affamés de justice, de vérité , qui partaient quérir la providence! Des poètes maudits criaient haut et fort leur belle démence, J’en ai tant vu mépriser leurs égaux avant d’être acclamés! Quelle… Lire la suite →

à l’aube renommée

Á l’aube renommée, les mots volent au vent Un homme libre combat toujours la bêtise Cette voleuse vêtue de douze masques différents Qui vient puiser sa haine à l’écume reconquise. Le peuple innocent, crédule, tend toujours les bras Aux messies,… Lire la suite →

Pythie

Que dans l’eau se mire un présage! Une fierté Laborieuse t’exhortes à lutter jusqu’au dénuement! Que ma langue caresse le seul désir de ton tourment! Ainsi, jaillit du cratère, une sobre pythie révoltée. Je suis solitaire, protégée par ta pauvre… Lire la suite →

une rose du matin

Une rose du matin Toute pourpre, éclose Des larmes de ton corps Aux brûlures, se pose Comme un bel accord Sur ta robe de satin! Dans ce cœur où repose La flamme qui s’éteint Près d’un vieux tison Vers une… Lire la suite →

l’assassinat de Jaurès

Á l’assassinat de Jaurès, toute mystique est têtue. C’était un soir de juillet. Quand pleurent les rizières On entend aux ailes du vent le bruit des canonnières. C’était en juillet, à la fin du repas, le tribun s’est tu. Et… Lire la suite →

il existe des jours

Il existe des jours où la rosée sèche le sang des jours où les couleurs se mélangent dans la palette puis d’autres de vent de pluie de neige indécents des jours de recueillement pour célébrer nos tempêtes et des ténèbres… Lire la suite →

François!!!!!

Un prince aimait trop sa dulcinée Il voulait lui offrir plus qu’un chameau Quelques pièces d’or sur un rameau! Á son côté, elle pouvait deviner Qu’elle serait plus habile à gouverner Qu’à passer le vilain plumeau! Je connais tous les… Lire la suite →

c’est en novembre…..

C’est en novembre qu’on pleure les morts. Ce mois cruel à la lisière de l’hiver! Ils étaient douze sans haine ni révolver Douze à lutter sans illusion sur leur sort! Quand l’aube dresse la potence en décor ce sont leurs… Lire la suite →

te souviens-tu?

Te souviens- tu de ces jeunes gens du lycée Rollin? Quand la porte s’est ouverte à l’aube d’une aventure Ils ont cru faire tomber le malheur et l’imposture Dans cette lutte muette jamais ils ne se sont plaints! ils étaient… Lire la suite →

au temps d’un poète tué

Au temps d’un poète tué, les mots ne meurent pas. C’est dans la fosse commune qu’ils ont jeté ton corps Comme une bête traquée défie le prochain accord. J’entends les rires des assassins à la fin du repas! Il était… Lire la suite →

à Aragon

Les étoiles pâlissent plus vite que le songe Quand aucune musique s’échappe de l’oubli! Oh, prince quelle tour est à jamais abolie? Ce poème muet m’obsède puis me ronge! Pauvre Aragon! Entre le marteau et la faucille Moi, je préfère… Lire la suite →

frisson

À terre, chu Ce frisson soupire ! Une extase mue Non ! Le triste satyre Sous la couette nie, Sourd à mon martyre, Une lente insomnie, Invite aux plaisirs ! Oh ! Sueurs inespérées Qui, du fantasme, Élit un spasme… Lire la suite →

un riche bourgeois

Un riche bourgeois pleurait sur son infortune, Après une vie de labeur, solitaire, misanthrope, Il voulait tout léguer à une vraie Pénélope. Il devenait obèse en même temps que sa fortune. Au paradis des mots, laquelle voudra ma thune, Contre… Lire la suite →

deux fins esprits

Deux fins esprits traversaient le pont Mirabeau L’un était épris d’idéaux, il pensait à Apollinaire L’autre filait les passantes au visage angulaire! Une brume hivernale cachait le solitaire tombeau. Chez un libraire âgé travaillait un triste corbeau! « Tout cela est… Lire la suite →

© 2018 Ligue des Poètes — Implémenté en WordPress

Thème écrit par Anders NorenHaut ↑

Choose A Format
Poème
Formatted Text with Embeds and Visuals
Aller à la barre d’outils