Ligue des Poètes

Auteur

Marcel Faure

Manifeste Pour une poésie populaire

Y-a-t-il une poésie populaire ?
La poésie, comme mode d’expression reste populaire. On est souvent surpris par le nombre de gens qui écrivent …

Jour tranquille

Jour tranquille Collage (centon) d’après Pierre Reverdy Quand la rosée descend les pieds nus sur les feuilles Et les cœurs enchaînés suivent le bruit des ailes Le ciel gonflé d’amour respire Tous les oiseaux accourent et parlent à la fois… Lire la suite →

Jour de pluie

Jour de pluie Il était tombé des cordes Il tomba des notes Sa jupe de berges retroussée La rivière dansait La plaine toute entière Buvait jusqu’à plus soif C’était un jour de fête Un quatorze juillet je crois Sous les… Lire la suite →

Éconduit

Éconduit Vous dites oui Aux horaires impossibles Aux métros bondés de corps mal réveillés Aux surcharges de travail Aux ordres imbéciles Aux repas de midi vite avalés Aux notes de service qui vous encombre Aux heures sup. non payées Et… Lire la suite →

Conversation

Conversation Toutes ces langues qui parlent dans les arbres Et ces branches Qui déploient leurs antennes Si haut Dans toutes les conversations De la chlorophylle Et des histoires d’eau Et d’air Ou souvenirs d’un vieux bourgeon Battements d’ailes Qui jamais… Lire la suite →

Comment ne plus parler des hommes

Comment ne plus parler des hommes Comment ne plus parler des hommes Être carpe Ou graine ou tronc Avoir cette puissance des racines Indifférent au temps Approcher l’essentiel Et ne parler qu’au vent Comment ne plus parler des hommes Se… Lire la suite →

Code secret

Code secret Dans les mots du poète Tous les gens se rencontrent Il a des mots de passe Que chacun reconnaît On clique On zappe Ça ne marche pas Nous sommes toujours aussi nus qu’avant Alors on enfile cette robe… Lire la suite →

rue des colibris

1 rue des colibris Dans la rue Dans la chambre Dans le lit Toi Étonné Émerveillé Ébloui Moi 2 rue des colibris À déchiffrer sans cesse des signes incertains Jour après jour le poète apprend Et s’il écrit parfois Cette… Lire la suite →

Volaille

Volaille Pesants comme des coqs en gloire Ils arpentent leur bout de trottoir Devant les volières de banlieue Et le soir dans leur cage ils brament Au mur des graffitis purulents Plus noirs que l’ombre et la nuit Niquer niquer… Lire la suite →

Un bonheur de pierre

Un bonheur de pierre Hypothèse improbable Au centre de la vie Nous Chaque fragment de pensée S’invente au centre Quelle direction choisir Tourner en rond Sur un cercle si vaste Illusion d’infini Alors nous tournons Sans cesse nous heurtons Le… Lire la suite →

Trou noir

Trou noir À Stéphane Aujourd’hui j’ai mis quelques pensées à la décharge La distillation en était frelatée Peut-être aurais-je dû aussi jeter mon cerveau Ce vieil outil à produire désuet Trop lent trop plein de doutes Cette vie suspendue à… Lire la suite →

Tristan Tzara

Tristan Tzara Pourquoi la route Se reposer Jeter l’ancre dans une crique tranquille Les mots calmes Sans crêtes Juste le clapotis des jours Abandonner l’impitoyable quête Repousser la folie qui guette Chuchotements d’alcôve Murmures de frondaison Petites musiques sereines Beau… Lire la suite →

Trépanation

Trépanation L’écriture cette maladie invalidante Les accidents qui conduisent à la métaphore Le réel cette jungle ordinaire m’étrangle Que reste-t-il de moi Mon imaginaire déconstruit Et mes mains malhabiles à restructurer Quelque chose de suspect me taraude l’esprit Un drôle… Lire la suite →

Tout quitter

Tout quitter Je quitte la cohue de l’histoire qui s’écrit La frayeur des villes L’envers des médailles saintes La face cachée des idéaux Les mensonges aux reflets d’or Les lumières synthétiques Les inépuisables ressources du mal La folie quotidienne du… Lire la suite →

Tableau

Tableau Un arbre pour accrocher du vert Une silhouette pour créer du mystère Un grand ciel bleu pour attiser les rêves Quelques fragments d’objets choisis dans le réel Se placer au cœur de la lumière Vibrer sur des longueurs d’onde… Lire la suite →

Nous attendons

Nous attendons Cette nostalgie de l’insaisissable Que les mots traquent En vain Bercé par la douceur des songes Fragments de mémoire Que le hasard reprise Fragiles filaments que tissent les poèmes Cynisme émoussé par les larmes Corps voûtés sous l’arche… Lire la suite →

Fragile

Fragile Retour dans le présent Affronter le petit coté des choses Ce jardin où planter des graines Un tapis roulant difficile à saisir Il avance dans tous les sens Mais il avance Donner de l’impulsion à sa pensée Ajuster son… Lire la suite →

Fictions d’étoiles

Fictions d’étoiles Avant, Dieu était. Manipulateur, arrogant, Sachant tout sur tout, Mais seul. Il s’amusait comme il pouvait. La matière ? Sa pâte à modeler. Dieu, savant fou. Tout a explosé. Big-bang disons-nous. Oui, Dieu est partout, Eparpillé dans son… Lire la suite →

Canicule

Canicule Les heures dérivent lentement La lumière transpire sous le soleil L’urgence cesse d’être une nécessité Des corps aplatis rampent jusqu’au lit L’ombre est pleine à craquer La rivière soupire sur sa dernière goutte d’eau La gorge halète rêvant d’un… Lire la suite →

Trop grand

Trop grand Tout ce ciel Trop grand Les hommes s’y perdent Tous ces dieux Trop petits Les hommes s’y trompent Parchemins manipulés Fragment de bibliothèques Biographies travesties Enfers arrachés aux flammes des volcans Tortures érigées en expiation Inquisition Autel des… Lire la suite →

Tous les chats la nuit

Tous les chats la nuit Minuit Ville morte Immobile sous l’éclairage public Passe un chat Puis un autre puis un autre D’autres encore Épuisette réglementaire Ils vont vers le jardin public. Effrayant Le cri muet des poissons rouges Moustaches frissonnantes… Lire la suite →

Réveil

Réveil Gris tendres Mauves délicats Jaunes chauds et doux Parfois un voile de pudeur Recouvre les prémices du jour Moi Comme neuf Ebroué de mes rêves Impatient J’ouvre les volets Tous les matins je baise la robe de l’aube. Veuillez… Lire la suite →

Prière

Prière Je prie la vie De m’aimer un jour encore Ou mille s’il lui plait Pour que les mots brodent la beauté Que jamais ils ne s’essoufflent A louer l’arbre et l’ortie Je prie la vie Pour combler les précipices… Lire la suite →

Pause

Pause Aujourd’hui Pas de petit poème Ma muse est partie au marché Elle a faim Moi aussi. Veuillez noter : Envoi… Total : 5 sur 1 votes

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