Ligue des Poètes

Auteur

Mohammed Labib

L’envie

J’envie mes sens. Tout est bleu autour de nous. Vous semblez le printemps en fragrance… J’envie mes sens. J’envie les mots sur vos lèvres, aptes à tuer, aptes à vivre. J’envie le bouquet de roses qui se dispose de son… Lire la suite →

Illusions

Je fais de son absence une image. Car tout commence ici-bas. Tout commence sur le sol. Nous pensons aux êtres célestes à partir de ce que nous voyons de beau et d’éthéré. Je fais de son absence un ouvrage. J’apprécie… Lire la suite →

Venez

Venez Venez Me disent des corolles Les senteurs Venez Lis-je sur les couleurs Venez A une liberté Enfantine Diaphane Digne de l’or Candide comme l’azur Venez Auprès de mes fragrances D’où les chants émanent Vers les étoiles Venez Soyez-en le… Lire la suite →

Ecce homo

J’ai commencé par lire et relire. Je humais l’odeur de la feuille, la forme des voyelles, les couleurs qu’on entrevoyait d’entre les syllabes. A un certain moment, j’ai senti un grand besoin de poétiser. J’ai écrit des bouts rimés, des… Lire la suite →

Nous deux

Nous sommes impétueux comme la houle. Nous sommes la furie, et parfois, nous sommes la quiétude. Nous sommes les eaux grises, agitées et hargneuses, et parfois, nous sommes bleus, limpides d’où l’âme de la vie est visible. Nous avons le… Lire la suite →

Lune noire

Une très jolie lune Embellit le ciel noir Mais hélas ! Le cercle parfait Ne dure qu’un seul soir. Veuillez noter : Envoi… Aucun vote pour l’instant

Au gré de la lyre

Je suis Ulysse. Je vogue entre Charybde et Scylla, au gré de la lyre et de vos amours. Je suis le marin éternellement perdu entre les vertiges de la poésie et les tourments de nos feux. Je fuis le tintement… Lire la suite →

Mystère

J’ai usé ma plume J’ai gaspillé de l’encre J’ai usé toutes mes armes J’ai étanché tant de larmes J’ai décrit le feu J’ai décrit l’eau et l’air Pourtant, vos beaux yeux Me sont toujours Un grand mystère. Veuillez noter :… Lire la suite →

Beau ciel

Je me lève le matin. Là encore, après l’équinoxe, il fait un très beau ciel automnal. Un retour dialectique vers le printemps. Le caractère opportun de quelques lambeaux blancs est comme un souvenir qu’on ne peut effacer de la corolle… Lire la suite →

Poème en prose

L’automne est un poème dépourvu de rythme. Il est un poème en prose. Pourtant, la douce brise y change de timbre, comme si elle était enhardie par le dénuement partiel des arbres. Elle devient coquette davantage. Elle passe subitement à… Lire la suite →

J’étais là hier. C’était hier. C’était depuis un mois ou une seconde. Je n’en sais plus rien. Je ne me souviens de rien. J’étais là comme si j’étais rien. C’était au siècle dernier. J’aime ce lieu et je le hais…. Lire la suite →

Brume

Je vois des colombes. Il y a du brouillard. Il y a une brume grise en haut. Mais, je vois des colombes. Leur blanc les nomme. Elles ne sont pas des nues, certes ; pourtant elles en ont la couleur…. Lire la suite →

Misunderstood

With tired sad hearts, soldiers go back to their sweethearts. War, at last, somewhere looks for a bit of shadow. Everybopdy cares not to be misunderstood. It is the end, nothing would be misconceived. We have victory on our breasts…. Lire la suite →

Longue journée

Enfin. La mort est une question. Certes, une question importune. Mais, une question toujours ajournée. J’ai encore, devant moi, une longue journée. Je prends mon café comme chaque jour. Je me mets devant la feuille. Elle est toute blanche. Je… Lire la suite →

Corolles

Près de moi des fleurs aux corolles jaunes, filles de l’automne. Je sens que la lune est devenue ma voisine. Je vois de la lumière partout, des paillettes jaunes sur les rideaux, des paillettes jaunes sur mes livres. Les fleurs… Lire la suite →

J’aime

J’aime Donc, je suis J’écris Je fixe le temps J’aime Donc, j’écris J’écris Donc, j’aime Je fixe le verbe Donc, j’écris le temps. Veuillez noter : Envoi… Aucun vote pour l’instant

Sons

J’écoute le soir. Où finit le son ? Où commence le silence ? Y-a-t-il vraiment dans tout ce monde de voix quelque chose qu’on peut appeler « silence » ? Mais je ne sais, moi, comment appeler les clignotements des étoiles au… Lire la suite →

Sentiers

Le chemin semble si long. Des tertres et des précipices, des monts et des vallées. Ici, la plaine est presque déserte et là le bois est épais. Je m’interroge pourquoi les objets, les lieux et les saisons mal-compris ont plus… Lire la suite →

Ephémère

L’automne passe vite. Il file comme un oiseau dans une matinée de mars. Ainsi, les antonymes se rapprochent et les extrêmes deviennent la même chose ou presque. L’automne est un rêve éphémère que j’entrevois entre mille questions. Je me délecte… Lire la suite →

Mirages

Je dévide le chapelet de mes rêveries. Sur la feuille, sur les feuilles qui dégringolent de l’arbre, sur les rayons de la lune, sur les ondes du lac, je les dévide une à une. Parfois, rêver m’ennuie quand l’éclair de… Lire la suite →

Mes mots

O chère muse ! Je fais de mes mots des traits noirs. J’en dépeins les nuages. Je les transforme en milliers de voyelles de tous les teints. J’habille quelques unes de jaune. Je fais des autres des tisons et je… Lire la suite →

Le poète vit

On dit que le mot en vogue est : mort. Le poète vit comme le printemps dans tous les temps ; en automne, il vit ; en hiver, il vit ; en été, il vit. Il vit tous les temps… Lire la suite →

Le sol

Aimez, vivez et surtout attachez-vous au sol. Tout ce qui est lourd est beau. Ne soyez pas des funambules qui évitent de mourir. Vivez chaque instant comme s’il était le dernier. Tout vise le sol, même les pleurs du ciel… Lire la suite →

No man’s land

Je contemple le bleu du ciel. Je contemple les nues mes mains derrière mes rêves. Je cherche dans l’ambigu de novembre une idée candide. Y-aurait-il des bribes de rimes ? Y-aurait-il des syllabes en couleurs ? Un siècle après, je… Lire la suite →

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